Le premier trimestre 2026 s’achève sur une note très favorable pour les assureurs marocains.

Le total des primes émises atteint 21,3 milliards de dirhams, en hausse de 17,2 % sur un an, selon les données de l’Autorité de contrôle des assurances et de la prévoyance sociale (ACAPS).

L’épargne en unités de compte, révélateur d’un marché qui se transforme

C’est sans conteste la donnée la plus frappante du trimestre : les primes liées aux contrats d’épargne en unités de compte bondissent de 385,9 % à 1,9 milliard de dirhams. Si ce segment reste encore minoritaire en volume au sein de la branche vie — dominée par l’épargne en supports dirhams à 5,2 milliards — sa montée en puissance signale une évolution des comportements d’épargne, avec des assurés de plus en plus enclins à accepter une part de risque financier dans leurs contrats.

Au total, la branche vie collecte 8,2 milliards de dirhams de primes sur le trimestre, en progression de 37 %. L’assurance décès contribue pour sa part avec 1,1 milliard de dirhams (+6,8 %), reflétant le développement progressif de la prévoyance individuelle.
La branche vie représente 38,5 % des primes totales du secteur au T1 2026, contre environ 32 % un an plus tôt — un rééquilibrage notable au détriment de la non-vie.

La non-vie, locomotive historique, maintient le cap

Avec 13,1 milliards de dirhams et une croissance de 7,5 %, la branche non-vie confirme sa solidité. L’automobile reste le premier poste avec 5,8 milliards de dirhams (+10 %), portée notamment par la responsabilité civile à 4,6 milliards (+8,6 %). Les risques techniques affichent la plus forte progression de la branche à +41,9 %, signe d’une activité économique soutenue dans les secteurs industriels et du bâtiment. Le crédit-caution (+26,7 %) et la RC générale (+11 %) complètent ce tableau positif.
Seuls le transport (-3,7 %) et les autres opérations (-24,3 %) terminent le trimestre en retrait, sans remettre en cause la tendance d’ensemble.

Des prestations maîtrisées, des placements orientés à la hausse

Du côté des charges, les prestations et frais payés s’établissent à 10,5 milliards de dirhams, en hausse de 4,6 % par rapport au T4 2025 — une progression nettement inférieure à celle des primes, ce qui est de bon augure pour la rentabilité technique du secteur.

Les frais de gestion reculent même légèrement (-2,3 %), signe d’efforts d’efficacité opérationnelle.

Les placements affectés totalisent 239,4 milliards de dirhams (+2,9 % depuis fin 2025), avec une structure stable : les actifs de taux représentent 47 % du portefeuille, les actifs actions 43 %, l’immobilier 6 %.

Pour plus d’informations: : Acaps.ma

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