Bien que le nombre de points d’accès aux services financiers ait augmenté de 15% en 2019 et que la capillarité du réseau bancaire et des Établissements de Paiement ait fortement progressé ces dernières années, des disparités persistent au niveau territorial. Les écarts continuent de subsister, en particulier, entre le monde urbain et le monde rural, selon Bank Al-Maghrib qui vient de publier son rapport annuel sur les infrastructures des marchés financiers, les moyens de paiement, leur surveillance et les initiatives d’inclusion financière.
En effet, la densité bancaire (Population adulte / nombre de points d’accès) au niveau national a connu une nette amélioration, passant d’un point d’accès pour 1.877 adultes en 2018 à un point d’accès pour 1.654 adultes en 2019. Cependant, malgré cette évolution constatée au niveau national, la densité bancaire en milieu rural n’est que d’un seul point d’accès pour 9.245 adultes contre un point d’accès pour 1.023 adultes en milieu urbain.
« Cette situation traduit la forte concentration des points d’accès en milieu urbain, et peut en partie s’expliquer par le modèle économique de l’agence bancaire classique qui ne semble pas adapté à la faible densité des zones rurales et au faible niveau de revenus dans certaines zones, étant donné que ce dernier requiert un nombre minimal de clients pour amortir les charges fixes. », explique la banque centrale.
Le pourcentage des adultes vivant dans une unité administrative avec au moins un point d’accès a enregistré une nette amélioration en 2019, s’établissant à 74% contre 72% en 2018.
En termes de couverture du milieu rural, le pourcentage des communes rurales disposant d’au moins un point d’accès a connu une hausse passant de 25,2% en 2018 à 26,5% en 2019, qui s’explique essentiellement par l’implantation du réseau des Établissements de Paiement dans des zones initialement non couvertes.




























