Malgré la forte récession économique, le crédit bancaire au secteur non financier (entreprises et ménages) devrait enregistrer une progression de 4,3% au terme de l’année 2020, à la faveur principalement des mesures d’appui de politiques budgétaire et monétaire. Il maintiendrait le même rythme en 2021 et 2022 avec une évolution de 4,3% et 4,5% respectivement. Cette reprise profite particulièrement aux entreprises privées qui ont vu leurs concours bancaires s’accroitre à fin octobre 2020 de près de 7% en glissement annuel. C’est ce qu’indique le Comité de Coordination et de Surveillance des Risques Systémiques qui a tenu le 29 décembre sa douzième réunion au siège de Bank Al-Maghrib (BAM) à Rabat. Selon le communiqué publié par BAM, le taux de créances en souffrance des banques à fin octobre s’est aggravé à 10,8% pour les entreprises non financières et à 9,2% pour les ménages contre respectivement 10,1% et 8% à fin 2019. « En dépit d’une hausse attendue du risque de crédit, l’étude d’impact et l’exercice du macro stress-test conduits au 4ème trimestre 2020 continuent de faire ressortir à cette date la résilience des banques face au choc induit par la crise sanitaire ».

























