Le Comité de Coordination et de Surveillance des Risques Systémiques (CCSRS), a tenu ce mardi
4 juillet sa dix-septième séance au siège de Bank Al-Maghrib (BAM) à Rabat. Concernant le secteur des assurances, le Comité a relevé les principaux constats suivants :
Le secteur des assurances a continué de se développer et de faire preuve de résilience en dépit d’une conjoncture économique difficile marquée par un fort ralentissement de la croissance économique nationale en 2022 et par la hausse des taux dans un contexte de montée des pressions inflationnistes. Avec un volume d’affaires de 53,8 milliards de dirhams en 2022, le secteur a pu maintenir sa bonne dynamique de croissance (+8,5%) portant aussi bien sur la branche vie (+ 10,7%) que la branche non-vie (+ 6,6%). Cette progression conjuguée à une amélioration de la sinistralité de la branche non-vie a permis une augmentation de la marge d’exploitation de 36,6%. Le secteur a néanmoins été impacté par les conditions défavorables du marché financier. Ses plus-values latentes ont ainsi accusé une baisse de 53,8% et son solde financier s’est déprécié de 23,8%. Malgré ces contreperformances sur les placements, le secteur des assurances a affiché en 2022 un résultat positif de 4 milliards de dirhams (+1,8%), soit un taux de rendement des fonds propres (ROE) de 9,4%, en baisse de 10 points de base par rapport à l’exercice 2021.
Par ailleurs, la baisse des plus-values latentes a directement impacté la marge de solvabilité du
secteur qui s’est dépréciée à 312,7% contre 370,4% un an auparavant. Cette marge, calculée sous le régime prudentiel actuel, reste au-dessus du seuil réglementaire mais ne couvre à ce stade que le risque de souscription. S’agissant des exercices de stress tests, ils font ressortir une résilience globale des entreprises d’assurances aux conditions macroéconomiques et techniques défavorables.



























