L’Afrique pèse environ 7% du produit net bancaire (PNB) du groupe Société Générale. Elle est perçue comme un relais de croissance pour le groupe qui a décidé d’y accélérer ses investissements. «Nous pensons qu’à un horizon de quatre ou cinq ans, l’Afrique pourrait représenter plus de 10% des activités du groupe» a déclaré Laurent Goutard, directeur de la région Afrique, dans un entretien sur RFI, la radio française d’actualité. Selon Laurent Goutard, le renforcement en Afrique est un choix stratégique lié notamment à l’histoire du groupe qui est présent en Afrique depuis longtemps. Plus de 100 ans au Maroc, 80 ans en Côte d’Ivoire, et plus de 60 ans dans des pays comme le Sénégal et le Cameroun. «Nous avons donc un ancrage historique sur le continent» a-t-il souligné. En Afrique, le groupe s’appuie notamment sur une organisation régionale renforcée, avec des hubs à Casablanca, Abidjan, et Douala. Et grâce à cette organisation le groupe bancaire peut concilier un modèle de développement où les risques crédits, les risques de marchés, les risques informatiques sont maîtrisés.
Selon Laurent Goutard, deux tiers de l’activité du groupe Société Générale en Afrique provient aujourd’hui du marché des entreprises. Sur les 17 pays dans lesquels le groupe est présent, au travers de 19 filiales, la banque opère sur la totalité du spectre des entreprises. C’est-à-dire, des multinationales aux grandes entreprises panafricaines en passant par les PME qui sont un axe de développement important.
Partout en Afrique, le modèle de la banque pour les entreprise s’appuie sur ses hubs qui rassemblent les expertises au plan marketing, de l’innovation et dans le domaine de l’accompagnement des entreprises pour leurs opérations de financement et d’investissements. La banque s’appuie également sur la profondeur internationale de la Société générale qui est présente sur plusieurs continents, et notamment en Asie et en Chine, ainsi que sur ses équipes en matière de banque d’investissement à Paris et à Londres. Sur le marché des particuliers, la logique est différente. Dans les pays où le groupe dispose de grands réseaux comme le Maroc, la Côte d’Ivoire, le Cameroun, le Sénégal, la banque travaille sur un spectre large : clientèle haut de gamme, marché des fonctionnaires, jeunes, classe moyenne émergente. Dans ces pays, le groupe continue à ouvrir des agences pour accompagner la bancarisation de l’économie. «Nous avons ensuite des filiales plus petites dans des pays comme le Mozambique, le Bénin, le Tchad, le Congo dans lesquels la stratégie est un peu différente sur le marché des particuliers où nous nous concentrons davantage sur la clientèle haut de gamme et le marché des fonctionnaires. Là-bas, nous sommes beaucoup moins présents sur la clientèle grand-public» a précisé Laurent Goutard sur RFI.
Outre le hub technologique panafricain « Société Générale African Business Solutions », le groupe mise sur sa capacité d’innovation pour se développer en Afrique. Société Générale dispose ainsi de laboratoires d’innovations à Dakar, Tunis et Casablanca, où le groupe développe des startups internes et héberge des startups externes. Société Générale étudie également la possibilité de prendre des participations dans des fintechs qui intéressent le groupe.



























