Les créances en souffrance (CES) se sont accrues de 14,4% (+10,1 milliards de DH) en 2020, leur plus haut niveau depuis 2014. Cette accélération découle essentiellement des ménages (+5,2 milliards DH ou +17,9%) et des sociétés non financières (SNF) privées (+4,8 milliards de DH ou +12%) et, dans une moindre mesure, des SNF publiques (+620 millions de DH ou +171%).

A cet effet, le poids des CES dans le total des crédits bancaires a augmenté de 0,8 point pour atteindre 8,4% en 2020 contre 7,6% en 2019. Ainsi, les taux de sinistralité des SNF privées et des ménages sont passés à 4,7% (+0,3 point) et 3,6% (+0,4 point) respectivement par rapport à leurs niveaux de 2019. De sa part, le taux de défaut des SNF publiques s’est stabilisé à 0,1%, selon le dernier rapport de la Direction des études et des prévisions financières (DEPF). Signalons que les impayés faisant l’objet de moratoires ne sont pas comptabilisés comme créances en souffrance.

« Ceci dit, le report des échéances, qui a pris fin en juin dernier, a été prolongé jusqu’à la fin de l’année 2020 en faveur des secteurs du tourisme et de l’événementiel alors qu’un examen au cas par cas serait réservé par les banques aux ménages et à leurs clientèles opérant dans les autres secteurs d’activité. », précise la DEPF.

Face à la hausse des créances en souffrance, les banques ont renforcé leurs provisions de 5,7 milliards de DH  (+11,7%) en 2020 pour s’établir à 54,2 milliards. Ainsi, le taux de couverture des créances en souffrance des banques par les provisions spécifiques ressort à 67,7% contre 69,4% en 2019.

Pour rappel, au terme de l’année 2020, l’encours des crédits bancaires affiche une croissance de 4,5% pour atteindre  958,1 milliards de DH.

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