2020 a été marquée par une accélération des dépôts bancaires collectés auprès de la clientèle. En effet, l’encours des dépôts a augmenté de 5,2% (+49,6 milliards de DH) pour atteindre 1000,3 milliards de DH à fin 2020. Cette évolution est attribuée principalement à la consolidation des dépôts à vue auprès des banques de 10,7% (+63,3 milliards de DH), tirée par la hausse aussi bien des comptes chèques (+41,1 milliards de DH ou +9,6% ) que des comptes courants (+21,2 milliards de DH ou +13,2%).
Selon la Direction des études et des prévisions financières (DEPF), cette évolution résulte essentiellement de :
– L’effet des mesures visant à contrecarrer la propagation de la pandémie de la Covid-19 qui ont induit une épargne forcée lors du confinement. C’est ainsi qu’il est constaté que plus 62% des dépôts ont été collectés sur la période du confinement de mars à juin 2020 ;
– La contraction de la consommation de biens durables par les ménages dans un contexte d’incertitude économique et financière ;
– La régularisation spontanée des biens et avoirs détenus à l’étranger et qui aurait généré près de 6 milliards de DH pour un total de 1.959 déclarations au terme de l’année 2020.
De leur côté, les comptes d’épargne ont progressé de 1,9% (+ 3,1 milliards de DH).
En revanche, les dépôts à terme ont accusé une chute de 11,7% (-18,2 milliards de DH) en relation particulièrement avec le recul des taux de rémunération et la préférence pour la liquidité pour motif de précaution.
Ces évolutions ont légèrement modifié la structure des dépôts de la clientèle, dont la configuration a connu en une année une évolution en faveur des dépôts à vue (+3,2 points) pour représenter 65,5% du total des dépôts de la clientèle. En revanche, les autres composantes ont vu leurs parts baisser à 13,7% (-2,6 points) pour les dépôts à terme, à 16,8% (-0,6 point) pour les comptes d’épargne et à 3,9% (-0,1 point) pour les autres dépôts.
Par contrepartie, l’évolution des dépôts bancaires résulte d’une sensible progression des dépôts des résidents (+43,7 milliards de DH ou +5,8%), en ligne avec la progression des dépôts aussi bien des particuliers (+32,8 milliards de DH ou +6,6%) que des entreprises privées (+9,7 milliards de DH ou +5,2%). Pour leur part, les dépôts des non-résidents, composés essentiellement de ceux des MRE, se sont améliorés de 3% (+5,9 milliards de DH), suite à la forte résilience des transferts y afférents avec une hausse de 5% (+3,2 milliards de DH)
« Suite à l’ensemble de ces évolutions, le taux d’emploi, calculé sur la base du rapport entre les crédits et les dépôts bancaires, s’est amélioré de 1,7 point pour ressortir à 95,8% en 2020. Cette amélioration du taux d’emploi reflète notamment une croissance des dépôts (+5,2%) à un rythme plus accéléré comparativement à celui des crédits (+4,5%) », indique la DEPF.




























