Valoris Securities, spécialiste du marché financier marocain, constate depuis la 3e trimestre de 2022, une suractivité des opérateurs étrangers à la bourse de Casablanca, malgré la conjoncture plutôt délicate (persistance de l’inflation et de la hausse des taux) qui pèse sur l’évolution du MASI en 2023.

« D’ailleurs, ces derniers seraient de plus en plus actifs tout au long des 4 premiers mois de l’exercice en cours. Sur la base des statistiques collectées sur Bloomberg, nous notons que les ordres émis et déclarés par les brokers étrangers à destination de notre marché ont concerné près de 19 valeurs cotées, tandis que les quantités traitées par ces brokers pèsent en moyenne pour près de 17,4% du volume de ces titres depuis le début d’année. », indique les experts de Valoris Securitie. Selon leur analyse, cette orientation serait à priori motivée par la résilience du dirham et de l’économie marocaine post COVID-19, malgré la spirale inflationniste mondiale, ainsi que de par le niveau de valorisation des sociétés cotées après la vague de correction et l’absence des titres marocains dans le portefeuille des institutionnels internationaux, dans un contexte mondial marqué par la quête de marchés Equity alternatifs.

D’ailleurs, parmi le TOP 10 des économies africaines, seul le Maroc jouit d’une monnaie relativement stable par rapport au Dollar. En effet, la parité USD/MAD n’a augmenté que de 1,6% entre le 01/01/2003 et le 01/01/2023, soit à un niveau nettement meilleur que le restant des pays africains.

« De plus, nous assistons à une accélération des IDE à destination du royaume depuis la fin de la crise du COVID-19. Ainsi, le Maroc a accueilli près de 38,4 Milliards MAD d’IDE en 2022, soit en hausse par rapport au niveau pré-crise de 2019 de +11,5%. Cette tendance continue de s’affirmer en 2023, puisqu’on assiste à un renforcement des IDE à fin Février 2023 de +19,8%, selon les données de l’Office des changes », détaillent les experts de Valoris Securitie.

Ceux-ci estime aussi que plusieurs autres facteurs auraient permis un début de changement d’avis à l’égard du marché boursier marocain. Il s’agit notamment de la sortie du pays de la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI) le 24 Février 2023 ainsi que la baisse du niveau de valorisation du marché boursier qui permettrait à nouveau aux étrangers de s’y intéresser. S’ajoute le renforcement du poids de la région MENA dans le portefeuille des investisseurs à la suite de la guerre d’Ukraine et la recherche de marchés alternatifs. « . Ainsi, du fait de son poids significatif dans l’indice MSCI Frontier Market (près de 9,59%), le Maroc devrait naturellement capter de nouvelles injections de fond pour des investisseurs désireux de réduire leurs expositions sur les marchés classiques, tout en recherchant des marchés à potentiel hors Europe Centrale & Est et disposant d’une politique monétaire et économique sereine. », précisent les analystes de Valoris Securitie.

« Ceci dit, la poursuite de cette tendance sera aussi tributaire de la capacité des sociétés cotées à confirmer leur capacité de rebond post-2022, dès la publication des réalisations au T1-2023 », concluent-ils.

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